3.04 – L’horlogerie anglaise

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3.04.1 – Les grands horlogers anglais

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ARNOLD, John (1744-1799)

John Arnold est né à Bodmin, Cornwall, en 1744. Il fut l’apprenti de son père horloger. À 19 ans, il est parti pour la Hollande où il a appris l’horlogerie à La Haye, de même que l’Allemand. Il est revenu à Londres quelques années plus tard pour travailler comme mécanicien d’horloges itinérant. L’un de ses riches clients, constatant son talent, l’a aidé à établir un établissement d’horlogerie à Devereux Court, sur la rue Fleet à Londres et plus tard à Cornhill. Il est rapidement devenu un horloger réputé si bien qu’on l’a présenté au roi George III qui lui a donné une bourse pour faire des expériences pour améliorer les chronomètres. En 1764, il a présenté au roi pour son anniversaire, une petite montre sertie dans une bague qui comprenait 120 pièces dont un cylindre à rubis, le premier du genre. Il a participé avec succès aux concours de la British Board of Longitude avec ses chronomètres d’une grande précision qu’il signait Invenit et Fecit. Le fameux explorateur James Cook les a utilisés lors de ces trois expéditions dans le Pacifique. Arnold a amélioré Le balancier à compensation bimétallique et proposé un balancier à ressort hélicoïdal pour chronomètre (Brevet No 1113, décembre 1775). Il a aussi inventé l’échappement à ressort-détente pour chronomètre (Brevet No. 1328, Mai 1782) et le spiral à cylindre à courbes terminales (Brevet, 1782). En 1779, il développa une montre de poche, la No 1/36, qui passa des tests de précision à l’Observatoire royal de Greenwich durant 13 mois. Il nomma lui-même cette montre Chronomètre. Arnold avait une usine de chronomètres à Sussex, la plus importante de son époque. Il fut admis à la Worshipful Company of Clockmakers en 1783 et le demeura jusqu’à sa mort en 1799. Pour plus d’informations (en Anglais) : Wikipedia ; Arnold & Son.

Montre à échappement à détente et ressort de balancier hélicoïdal de John Arnold, de la collection du Science Museum Group (Image sous licence Creative Commons Attribution 4.0 International - CC 4.0)
Montre à échappement à détente et ressort de balancier hélicoïdal de John Arnold, de la collection du Science Museum Group (Image sous licence Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike 4.0 International- CC BY-NC-SA 4.0)

BAIN, Alexander (1811-1877)

Alexander Bain est né à Houstry Dunn en Écosse en 1810. Il a d’abord été apprenti horloger à Wick, en Écosse, puis est allé poursuivre sa formation. Il est venu à Londres vers 1837 pour y travailler comme journalier. Mais en même temps, il s’est intéressé à l’électricité et a suivi des cours à la Polytechnique et à la Galerie Adélaïde. Puis il est revenu à Edinburgh pour y ouvrir un atelier en 1838. Il y développera ses inventions dont une première horloge électrique pour laquelle il a demandé un brevet en 1840, et des horloges télégraphiques capable de synchroniser l’heure entre des horloges éloignées l’une de l’autre grâce à un pendule à impulsion électromagnétique. Une expérience fut tentée avec succès en 1840. On lui doit aussi l’invention d’un dispositif à imprimer télégraphique dont on peut dire qu’il s’agissait là de l’ancêtre du télécopieur. Ila reçu plusieurs brevets pour ses inventions en 1841, 1843, 1845, 1847 et 1852. Pour plus de détails, voir Wikipedia (version anglaise plus complète).

Horloge électrique de Alexander Bain du Science Museum Group ( Image sous licence Creative Commons Attribution 4.0 International - CC 4.0 )
Horloge électrique de Alexander Bain du Science Museum Group (Image publiée sous licence Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike 4.0 International- CC BY-NC-SA 4.0)

BARKER, William (1714-1786)

William Barker est né à Wolstanton, dans le Staffordshire, Angleterre. Il serait venu à Wigan avec son père Thomas Barker vers 1737. Il s’établit comme armurier en devenant membre de la Wigan Gunsmith’s Company. Ayant été accepté à la Worshipful Company of Clockmakers en 1751, il a travaillé à Londres comme horloger. L’œuvre la plus magistrale de Barker est une horloge très complexe qui sonne les quarts et les heures sur sept cloches, dans un boîtier d’acajou de neuf pieds de haut, donne l’amplitude et la déclinaison du soleil, les phases de la lune et les marées hautes à Bristol, Hull, London et Dover, une équation de l’indicateur du temps, un calendrier et les signes du Zodiaque, etc. Barker a eu trois enfants dont un fils horloger prénommé Daye qui a pris la suite du commerce de son père mais pas très longtemps.

BARLOW, Edward alias Booth (1639-1719)

Edward Booth Barlow, un prêtre catholique né à Warrington en 1639, avait un grand talent pour les langues et la technique. Il a utilisé un système de râteau-colimaçon pour permettre de faire sonner manuellement aux heures des cloches d’horloges répétitrices, en tirant sur un ressort. Ce système permettait de donner l’heure à la noirceur. L’invention a par la suite été appliquée aux montres de poche. C’est là que Daniel Quare a disputé à Barlow l’invention. Le roi de l’époque (1687), James II, a soumis à des experts les deux inventions. Dans le cas de Quare, il suffisait de presser un seul petit bouton pour obtenir les heures et les quarts d’heure alors qu’il en fallait deux pour faire la même chose chez Barlow. Le roi et son conseil jugèrent le dispositif de Quare plus efficace et il fit publia sa décision dans The London Gazette. Barlow a aussi écrit et publié quelques traités sur la météorologie et les marées.

CLEMENT, William (1638-1709)

William Clement est né à Rotherhithe dans le sud-est de Londres. Il a fait son apprentissage en 1657 à la Blacksmith’s Company. En 1677, il est entré comme Free Brother à la Worshipful Company of Clockmakers, puis Warden en 1690 et Master en 1694. Il a été le premier à utiliser un ressort en acier pour suspendre un pendule en 1670. Certains historiens ont attribué à Clement l’invention de l’échappement à recul en 1671 parce que celui-ci apparaissait dans une horloge qu’il avait fabriquée pour la St Giles’ Church à Cambridge (ci-contre).

Mouvement de la tourelle de la St Giles' Church de Cambridge. (Image de la collection du Science Museum Group publiée sous licence Creative Commons Attribution 4.0 International)
Mouvement de la tourelle de la St Giles’ Church de Cambridge. (Image de la collection du Science Museum Group publiée sous licence Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike 4.0 International- CC BY-NC-SA 4.0)

COLE, James Ferguson (1798-1880)

On a souvent comparé James Furguson Cole à Breguet, car il a fabriqué des horloges dans le même style que lui. Il a aussi fabriqué différentes formes d’échappement pour lesquels il a obtenu des brevets : échappement détachée, 1821 ; échappement à levier résilient, 1830 ; échappement double rotatif, 1840 ; échappement à levier avec jetée négative, 1859 (Source : Loomes, 2020). On lui attribue la première horloge de carrosse anglaise en 1823. En 1858, il est nommé vice-président du British Horological Institute, poste qu’il occupera jusqu’en 1863, refusant un renouvellement à la suite d’un désaccord sur la gestion de l’institut.

COLE, Thomas (1800-1864)

Thomas Cole est né en 1800 à Nether Stowey dans le Somerset. Vers 1813, il a œuvré comme apprenti horloger à Londres sur New Bond Street, puis de 1821 à 1829 comme partenaire de son frère James Ferguson, Par la suite, il a travaillé pour James McCabe vers 1829-1830, puis seul sur la Upper King Street vers 1838, puis sur Upper Vernon, de 1845 jusqu’à son décès en 1864.

CONGREVE, Sir William (1772-1828)

Sir William Congreve, fils d’un général britannique, avocat, inventeur, artificier, il a mis au point une fusée qu’il a améliorée au cours des ans à la suite de son utilisation dans de vraies batailles (1807, 1817, 1821), ce qui l’a rendu célèbre. Il a aussi beaucoup d’inventions à son actif, surtout dans le domaine militaire, mais pas uniquement car on lui doit une machine à mouvement perpétuel, un processus d’impression en couleur (1821), une nouvelle forme de machine à vapeur (1819), ainsi qu’une horloge ou le pendule est remplacé par des boules roulant sur un plan incliné, pour laquelle il a obtenu un brevet en 1808.

CUMMING, Alexander, F. R. S. (1733-1814)

Alexander Cumming est né à Edinburgh, Écosse. Il aurait fait son apprentissage auprès d’un horloger de sa ville natale. Dans les années 1750, il a travaillé comme facteur d’orgue et horloger à Inveraray, Écosse. Puis il est déménagé à Londres où il a tenu atelier sur Bond Street. Il y a mis au point plusieurs horloges dont une horloge barométrique pour le roi George III et plusieurs autres également dont des instruments utilisés par le Capitaine Phipps lors son voyage au cercle polaire. Il a rédigé un traité d’horlogerie Elements of Clock and Watch Work Adapted to Practice (Éléments de mécanisme de montres et horloges adaptés à la pratique) publié en 1766. Il est intéressant de savoir aussi qu’il a obtenu un brevet pour une chasse de toilette en 1775 et qu’il a introduit la trappe en forme de S qui permet de retenir l’eau dans le tuyau d’égout, empêchant ainsi les odeurs de remonter. Enfin, il a été fait Fellow de la Royal Society. Il s’est retiré à Pentonville dans le centre de Londres où il est mort en 1814.

DANIELS, George (1926-2011)

George Daniels est considéré comme le plus grand horloger des 250 dernières années. Il est né à Sunderland en 1926, d’une mère célibataire qui s’est marié plus tard à Londres avec le père de George. En 1944, il entre dans la British Army et développe un intérêt pour les montres, si bien qu’il apprend de lui-même comment elles fonctionnent et se met à réparer celles de ses camarades de l’armée. En 1947, il quitte l’armée et devient réparateur de montres. Il poursuit son apprentissage en horologie en suivant des cours du soir. Il ouvre sa première boutique en 1960 à Londres. Abraham-Louis Breguet devient son horloger de prédilection. Il étudie les oeuvres avec une telle attention qu’il devient un expert de Breguet. L’un de ses amis le convainc de créer des montres pour une clientèle de luxe. En 1969, il crée sa première montre pour l’ami en question. Celle-ci suscite de l’intérêt chez d’autres clients riches pour qui il fabrique entièrement à la main des montres d’exception qui coûte plusieurs milliers de dollars. En 1974, à la demande d’un riche Américain, il construira une montre mécanique dont la précision rivalisera avec celle du quartz, grâce à un nouveau type d’échappement, le coaxial, de son invention pour lequel il obtiendra un brevet en 1980. Il a comme particularité d’avoir un très bas niveau de friction et de ne pas nécessiter de lubrification. Ce nouvel échappement a suscité beaucoup de scepticisme chez les fabricants de montres de luxe jusqu’à ce que Nicolas Hayek du Swatch Group l’adopte tout en le réservant aux montres Omega de très haut de gamme. Daniels fabriquera à la main au cours de sa vie 37 montres portant sa signature, et une cinquantaine avec son ami horloger, Roger W. Smith, équipées de mouvements de base Omega. Il a reçu plusieurs honneurs au cours de sa carrière dont une médaille d’or de la Worshipful Company of Clockmakers dont il était Master, une médaille d’or du British Horological Institute et un doctorat honoris causa de la City University of London en 2007. Pour plus de détails sur cet horloger de grand talent, voir le site web qui lui est dédié ainsi que Wikipedia.

Montre à grandes complications de George Daniels
 (Image de Andrewrabbott publiée sous Creative Commons Attribution 4.0 International via Wikimedia Commons)
Montre à grandes complications de George Daniels
(Image de Andrewrabbott publiée sous Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike 4.0 International- CC BY-NC-SA 4.0 via Wikimedia Commons)

EARNSHAW, Thomas (1749-1829)

Earnshaw est né à Ashton-under-Lyne, Lancashire en 1749. Après son apprentissage, il s’est installé sur High Holborn Street dans le centre de Londres comme finisseur de montres. Il a appris lui-même à faire des échappements à cylindre et à utiliser des rubis dans les montres. Il a travaillé pour Thomas Wright, et ce faisant en 1780, il a eu l’idée d’utiliser une détente à ressort plutôt qu’un pivot pour les échappements d’horloges marines. Thomas Wright, son employeur, l’a fait breveter en 1783. Il a été accusé de pratiquer le métier d’horloger sans payer ses droits à la Worshipful Company of Clockmakers, ce qu’il a reconnu en 1796 en payant les droits exigés. En 1802, il a amélioré les chronomètres en faisant appel à un balancier simple plutôt que double comme dans ceux de Arnold. Il a aussi fabriqué des chronomètres si simples et bon marché qu’elles étaient à la portée des particuliers. Il a aussi fabriqué plusieurs chronomètres marins. Il a participé au concours du Board of Longitude. Rejeté d’abord par le jury, il réussit à prouver que ses chronomètres rencontraient les exigences demandées si bien qu’en 1805, il reçut 2500 livres. Il a également construit une horloge de grande précision pour l’Observatoire de Armagh en Irlande du Nord. L’Observatoire possède aussi la deuxième horloge fabriquée par Earnshaw, une horloge sidérale qui fonctionne en conjonction avec le télescope équatorial Edward Troughton. Earnshaw a aussi écrit et publié un traité en 1808, Longitude, An Appeal to the Public (Longitude, un appel au public). Pour des détails concernant les voyages en mer des chronomètres de Earnshaw, voir Wikipedia.

Chronomètre marin No 509 de Thomas Earnshaw
(Image du British Museum publiée sous licence 
Creative Commons Attribution 4.0 International)
Chronomètre marin No 509 de Thomas Earnshaw
(Image du British Museum publiée sous licence
Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike 4.0 International- CC BY-NC-SA 4.0)

EDWARD EAST (1602-1696)

L’un des dix membres fondateurs de la Worshipful Company of Clockmakers, il en a été le Warden en 1638 et 1639, et élu Master en 1645 et en 1652. Il en a été aussi le trésorier en 1687, le seul de l’existence de la compagnie. Edward East a d’abord été apprenti en orfèvrerie en 1618auprès de Richard Rogers, avant de devenir l’horloger du roi Charles I d’Angleterre. Il avait son commerce sur Pall Mall Street près de Tennis Court à Londres. Le Prince de Galles, futur roi (Charles II), jouait au tennis et offrait des montres fabriquées par East aux gagnants. Il est déménagé plus tard sur la Fleet Street.

Montre en or au cadran émaillé signée Eduardus East Londini (Image de la collection du Science Museum Group publiée sous licence Creative Commons Attribution 4.0 International)
Montre en or au cadran émaillé signée Eduardus East Londini (Image de la collection du Science Museum Group publiée sous licence Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike 4.0 International- CC BY-NC-SA 4.0)

ELLICOTT, John, F. R. S. (1706-1772)

Fils d’un horloger de la Worshipful Company of Clockmakers, John Ellicott, mathématicien et horloger, a mis au point un pendule compensé décrit dans un article destiné à la Royal Society d’Angleterre. Mais son invention de 1752 ne tenait pas la route à côté du pendule au mercure de Graham. Il fut l’horloger de George III. Il a été élu Fellow à la Royal Society en 1738.

Portrait de John Ellicott par un inconnu 
(Image du domaine public via Wikimedia Commons)
Portrait de John Ellicott par un inconnu
(Image du domaine public via Wikimedia Commons)

FERGUSON, James (1710-1776)

Fils de fermier, James Ferguson est né en 1710 près de Rothiemay, dans le Banffshire en Écosse. Tout jeune, il s’intéresse à la mécanique et fait l’entretien des horloges de son voisinage de même qu’il répare les machines agricoles. Puis, son employeur l’envoie à Edinburgh pour apprendre à peindre des portraits et des miniatures. Il y séjournera de 1734 à 1760. Gagnant sa vie comme peintre, il s’est intéressé à l’étude de l’astronomie et des mathématiques avec comme professeur le célèbre mathématicien écossais Colin Maclaurin qui avait remarqué ses talents lorsqu’il a vu le dispositif qu’il avait créé : une série de volutes concentriques qui en les tournant pouvaient calculer la disposition du soleil et de la lune et prédire les éclipses. Ferguson et Maclaurin ont publié Astronomical Rotula en 1742. Cette publication sera suivie d’autres par Ferguson : Astronomical Explained upon Sir Isaac Newton’s Principles, 1756; Select Mechanical Exercices: Shewing how to construct different Clocks, Orreries and Sundials, 1773. Ferguson s’installera à Londres vers 1760 et y demeurera jusqu’à sa mort. Il a créé des horloges spéciales tel que des horloges planétaires, des cadrans à équation et à marées. C’est lui qui a effectué certains calculs astronomiques et dessiné les cadrans de l’horloge astronomique à quatre faces réalisées par Eardley Norton pour George III en 1765 (ci-contre).

Horloge astronomique à quatre faces réalisées par Eardley Norton pour George III en 1765, appartenant à la English Royal Collection, dont les cadrans ont été dessinés par James Ferguson.
( Image reproduite sous "Utilisation équitable à des fins éducatives" )
Horloge astronomique à quatre faces réalisées par Eardley Norton pour George III en 1765, de la English Royal Collection, dont les cadrans ont été dessinés par James Ferguson.
(Image publiée sous « Utilisation équitable à des fins éducatives« )

FINNEY, Joseph (c. 1708-1772)

Né à en 1708 à Wilmslow dans le Cheshire, il est devenu freeman en 1732. Il a fabriqué plusieurs horloges de parquet avant 1760. Puis, il a œuvré à Liverpool à compter de 1761 jusqu’à sa mort. Durant ces années, il a mis au point deux horloges astronomiques musicales très complexes. Il a aussi produit des baromètres et des pyromètres de qualité pour le roi George III.

FRODSHAM I, William (1728-1807)

Wiliam Frodsham I est né en 1728 à Londres. Il a été fait membre honoraire de la Worshipful Company of Clockmakers en 1781. Il a eu un commerce avec son fils sur Kingsgate Street dans le Red Lion Square à Londres en 1790, appelé William & Son. C’était un spécialiste des chronomètres de Earnshaw et de Harrison. Son petit-fils John lui a succédé jusqu’en 1814.

FRODSHAM, William James, F. R. S. (1778-1850)

William James Frodsham est le fils de William Frodsham I (1728-1807). Il a eu 10 enfants dont cinq ont été ses apprentis puis horlogers en titre : Charles (1810-1871), Wiliam Edward, George, Henry et John. Il a créé avec William Parkinson, membre de la Worshipful Company of Clockmakers de 1802 à 1842, la firme de chronomètres Parkinson & Frodsham à Londres en 1801, sur Change Alley jusqu’en 1842, et sur Budge Row jusqu’à sa fermeture en 1947. W. J. Frodsham a été admis comme Freeman à la Worshipful Company of Clockmakers en 1802, puis à la Livery of the Company en 1811, membre de la Court of Assistants en 1824, Warden de 1833 à 1835, et élu Master en 1836 et 1837. Il a publié plusieurs articles dont un sur la vibration des pendules en 1838. Deux de ses chronomètres ont été testés à Greenwich en 1830 et leurs précisions ont été attestées : 86/100e et 57/100e de secondes sur une période de douze mois.

FRODSHAM, John (1781-1849)

Petit fils de William Frodsham I et fils de William James, John Frodsham est né en 1781. Il a dirigé la firme de son grand-père sur Kingsgate Street de 1808 à 1813, puis, il s’est associé avec Baker au 33 Gracechurch Street de 1823 à 1863, dans une firme appelée Frodsham & Baker. Elle fabriquait des chronomètres pour l’Amirauté de même que des régulateurs muraux. John a eu trois fils, Henry John (? -1848), George Edward (? – ?) qui a succédé à son père dans la firme de Gracechurch, et Charles (1810- ?)

FRODSHAM, Charles (1810-1871)

Formé par son père horloger, William James Frodsham (1779-1850), Charles Frodsham s’intéresse très jeune aux chronomètres. Il en produit deux qu’il soumet à un concours de l’Observatoire royal de Greewich, et il reçoit un 2e prix de l’Amirauté en 1831. Il devient membre de la Royal Society en 1834. En 1837, il ouvre un atelier-magasin à Londres, et obtient beaucoup de succès avec ses chronomètres. Il est admis à la Worshipful Company of Clockmakers en 1845 et Maître en 1855. Il achète J. R. Arnold en 1843 et développe cette compagnie avec succès. En 1849, il publie On the laws of the Isochronism of the of Balance Spring (Des lois de l’isochronisme du balancier à ressort). Il devient horloger et fournisseur de la cour royale en 1854. Son entreprise a survécu jusqu’à nos jours sous le nom de Charles Frodsham & Co., 32 Bury Street, Londres.

Chronomètre no 1842 de Charles Frodsham. 
(Image publiée sous licence Creative Commons Attribution 4.0 International via Wikimedia Common)
Chronomètre no 1842 de Charles Frodsham.
(Image publiée sous licence Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike 4.0 International- CC BY-NC-SA 4.0 via Wikimedia Common)

FROMANTEEL, Ahasuerus I (1607-1692)

Fromanteel I, admis à la Worshipful Company of Clockmakers le 10 janvier 1632, a construit les premières horloges anglaises à pendule après que son fils John en eut étudié le principe à la Haye au Pays-Bas.

FROMANTEEL, Ahasuerus II (1640-1703)

Fils de Fromanteel I, Ahasuerus II aurait marié Anne Brown à Londres en 1672, et serait allé à Amsterdam avec son frère John vers 1680. Il s’y est établi. Il s’annonçait comme « L’horloger Anglais sur la Dam ». Il a construit de très belles horloges de parquet avec des cadrans de bronze revêtus de velours. (A. Smith, 1988)

FROMANTEEL, John (1638-c.1682)

John Fromanteel est l’un des fils de Fromanteel I. Il est né à Londres. Il est allé étudier l’horlogerie aux Pays-Bas à la Haye auprès de Solomon Coster en 1657-1658 où il s’est initié aux horloges à pendule de Huygens. Puis il est revenu à Londres où il a construit les premières horloges anglaises à pendule avec son père. Vers 1680, il est retourné à Amsterdam avec son frère Ahasuerus II. Il y a fini ses jours vers 1682.

GRAHAM, George, F. R. S. (1673-1751)

George Graham est né Kirklinton dans le Cumberland en 1673. Il est venu à Londres en 1688 pour apprendre l’horlogerie auprès de Henry Aske. C’est là qu’il a rencontré la famille du célèbre Thomas Tompion, horloger de la Fleet Street qui finira par l’employer. Il a marié Elizabeth Tompion, sœur du frère de Thomas. À la mort de ce dernier, c’est lui qui prendra la suite du commerce de Thomas. Il sera admis à la Worshipful Company of Clockmakers en 1715, deviendra l’un des membres de la Court of Assistants en 1716, Warden de 1719 à 1721 et Master en 1722. Graham a amélioré l’échappement à cylindre que Tompion avait fait breveter. Il a aussi inventé l’échappement à oscillations amorties (Dead beat escapement) et le pendule au mercure. Il a aussi créé le premier Planétarium d’Angleterre. En 1720, il a été élu Fellow à la Royal Society où il a fait de nombreuses présentations de ses découvertes. Il est décédé en 1751 et son corps repose à côté de son ami Thomas Tompion à Westminster Abbey.

Portrait de George Graham par un inconnu. Image du domaine public via Wikimedia Commons
Portrait de George Graham par un inconnu.
(Image du domaine public)

GRETTON, Charles (1647-1731)

Charles Gretton est né à Claypole dans le Lincolnshire en 1648 ou 1649. À 14 ans, il a été l’apprenti du forgeron Lionel Whyte à Londres. Puis une fois son apprentissage complété, il est devenu compagnon jusqu’à ce qu’il soit admis à la Worshipful Company of Clockmakers en 1672. Il a été aussi membre de la Court of Assistants en 1689, Warden de 1697 à 1699 et élu Master en 1700. Il a été un prolifique fabricants de montres et d’horloges de toutes les tailles de 1685 à 1720. Il est décédé en 1731. Pour plus de détails, voir Wikipedia.

GRIMTHORPE, Edmund Beckett Denison, Lord (1816-1905)

Edmund Beckett, 1st Baron Grimthorpe est né à Carlton-on-Trent dans le Nottinghamshire. Il a reçu sa formation secondaire à Eton College et au Trinity College de Cambridge. À compter de 1841, il a pratiqué le droit. Mais il s’est aussi intéressé à l’horlogerie, car en 1851, il a dessiné le mécanisme de la future horloge du Palace of Westminster qui permettait d’actionner les cloches du carillon. Il a ainsi participé au développement de l’horloge « Big Ben » de la Tour du Parlement à Londres. Grimthorpe a été élu à la Royal Astronomical Society en 1866, puis en 1868, président du British Horological Institute, réélu jusqu’à sa mort en 1905. Pour plus d’information : Wikipedia.

HARDY, William (?- ?)

Actif comme horloger à Londres entre 1800 et 1830, William Hardy a inventé un balancier à compensation, et plusieurs variantes de celui-ci, et des échappements dont l’un a reçu une médaille d’or par la Society of Arts. Il signait ses horloges Willm. Hardy Invt. et Fecit, London.

HARRISON, John (1693-1776)

John Harrison est né à Foulby dans le Yorkshire de l’Ouest en 1693. Il est devenu charpentier comme son père. Il s’est intéressé à l’horlogerie dès son jeune âge. À 20 ans, il a construit sa première horloge, une parquet avec mouvement tout en bois de sa conception. En 1720, on lui a confié la construction de la tourelle du Parc Brocklesby dans le North Lincolnshire, une horloge tout en bois qui fonctionne encore de nos jours. Dans les années 1725 à 1728, il a créé avec son frère James plusieurs horloges de précision, et mis au point le pendule gridiron composé de tiges de laiton et de fer en alternance dont l’effet de dilatation-expansion thermique s’annulait, rendant ainsi l’horloge beaucoup plus précise qu’avec un pendule ordinaire. Il a aussi mis au point l’échappement dit de sauterelle qui ne nécessitait pas de lubrification. Il a aussi participé au fameux concours du gouvernement britannique pour déterminer avec précision la longitude, sanctionné dans une loi de 1714, la Longitude Act. Une bourse de 20 000 livres était en jeu. Ayant eu connaissance des travaux d’Henri Sully en France, Harrison entreprend de concevoir une horloge marine améliorée vers 1830 et se rend à Londres pour y chercher des appuis financiers et techniques. C’est ainsi qu’il demande l’aide de l’astronome Edmond Halley et de l’horloger George Graham. Il met cinq ans à créer son premier prototype de chronomètre marin, le H1 qu’il teste avec succès lors d’un voyage en mer de Londres à Lisbonne aller-retour. Le jury du concours lui octroie alors une bourse de 500 livres pour qu’il poursuive ses travaux. Il finira par mettre au point et tester cinq prototypes. Après de multiples rebondissements détaillés dans Wikipedia, il finira par recevoir, trois ans avant sa mort en 1776, un prix de 8 750 livres.

Portrait de John Harrison par Thomas King exposé au Science Museum de Londres (Image du domaine public via Wikimedia Commons)
Portrait de John Harrison par Thomas King exposé au Science Museum de Londres (Image du domaine public via Wikimedia Commons)

Chronomètre H1 de John Harrison. (Photographie de Phantom Photographer publiée sous licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported via Wikimedia Commons.
Chronomètre H1 de John Harrison. (Photographie de Phantom Photographer publiée sous licence Creative Commons Attribution-ShareAlike 3.0 Unported via Wikimedia Commons.

HINDLEY Henry (1701-1771)

Henry Hindley est né en 1701 à Wigan dans le Lancashire. Il y a fait son apprentissage comme horloger de 1726 à 1730. Il s’installe en 1731 à York. On lui doit l’invention de divers instruments pour la fabrication de mouvements d’horloges : tour à usiner des vis, machine à usiner des fusées, une machine améliorée pour tailler des roues, et le premier instrument pour mesurer et graver des graduations pour des instruments de mesure. Il a aussi fabriqué des horloges de parquet, et des montres. Pour plus de détails : Wikipedia.

HOOKE, Robert, F. R. S. (1635-1703)

Robert Hooke est d’abord et avant tout un mathématicien, un architecte, un biologiste et un inventeur. Il est le premier à avoir visualisé des micro-organismes grâce à un microscope de sa conception. Il a construit en 1673 le premier télescope grégorien. Son apport scientifique est largement décrit dans Wikipedia. Sa contribution à l’horlogerie est tout autant important. On lui doit l’invention de l’échappement à ancre pour les horloges, et du ressort spiral ou hélicoïdal pour les montres vers 1660. Fils de pasteur, Hook est né en 1635 à Freshwater dans l’île de Wright. En 1653, i fait ses études au Wadham College de la Oxford University. Il participera à la naissance de la Royal Society en 1660, dont il deviendra Fellow en 1663 et premier secrétaire de 1677 à 1683. Il sera nommé en 1665, professeur de géométrie au Wadham College. Il publiera de nombreux livres scientifiques dont Micrographia consacré à ses observations microscopiques et télescopiques. Il meurt en 1703 à Londres.

HOPE-JONES, Frank (1868-1950)

Frank Hope-Jones est né à Easthman dans la péninsule Wirral. Il est le fondateur avec George Bennett Bowell de la Synchronome Syndicate Company of London. Hope-Jones avait mis au point la Synchronome switch pour laquelle il avait obtenu un brevet avec Bowell en 1895. Hope-Jones s’est aussi intéressé aux signals radio si bien qu’il a été nommé président de la Wireless Society of London en 1913. Il y restera pendant 10 ans. C’est grâce à lui que le Parlement britannique a adopté le Daylight Saving Time en 1924. Il a aussi suggéré à la BBC le signal horaire. En 1931, il a publié Electric Clocks et en 1941, Electric Timekeeping. Il a reçu la Médaille d’or du British Horological Institute en 1946. Il est décédé en 1950. Pour en savoir plus, Wikipedia.

KENDALL, Larcum (1719-1790)

Larcum Kendall est né Charlbury dans le Yorkshire en 1719. En 1735, il fera son apprentissage auprès de John Jeffreys qui avait fabriqué une montre de poche pour John Harrison. Son apprentissage terminé, Kendall a créé sa propre affaire en 1742. Il a ainsi travaillé pour Thomas Mudge et George Graham. Il a fait partie du comité de la Board of Longitude pour examiner les chronomètres proposés par Harrison. On lui a demandé par la suite en 1771, d’en fabriquer. Le premier qu’il a fait était une copie conforme. Il a subi avec succès des essais en mer lors d’expéditions de James Cook. Cependant, le chronomètre de Harrison coûtait excessivement cher à fabriquer, et Kendall proposa d’en améliorer la construction pour le rendre plus économique à la vente. Il produira donc deux prototypes qui subiront aussi avec succès l’épreuve de la mer. Kendall fabriquera aussi des chronomètres sur le modèle de celui de John Arnold. Pour en savoir plus Wikipedia.

KULLBERG, Victor (1824-1890)

Victor Kullberg, né à Visby en Suède s’installe à Londres en 1851. Il fabrique des chronomètres de qualité exceptionnelle et des montres. Son chronomètre No. 4066 a reçu la mention du meilleur chronomètre évalué par l’Astronome Royal. Il est mort à Londres en 1890.

LIGHTFOOT, Peter (1335)

Moine à l’Abbaye de Glastonbury, Peter Lightfoot aurait construit une horloge astronomique complexe pour son abbaye. Celle-ci aurait par la suite été déménagée à la Wells Cathedral, à la fermeture de l’abbaye. Rien de cela n’est cependant confirmé.

LISTER, William (?-1731)

William Lister est né à Keighley en 1715 dans ce qui est aujourd’hui le Yorkshire dans le Nord de l’Angleterre. Il aurait construit plusieurs horloges de parquet avec des mouvements 30 heures dont il n’existe que très peu d’exemplaires. Il s’est marié en 1715 et a eu un fils en 1717 appelé Thomas.

LISTER, Thomas I (1717-1779)

Thomas Lister, fils de William, est né en 1717 à Keighley. Il a fait son apprentissage auprès de l’horloger John Stancliffe de Barkisland, non loin de Halifax. Il a par la suite travaillé et vécu à Luddenden, toujours dans le Yorkshire non loin de Halifax. Il y a construit plusieurs horloges entre les années 1742 et 1779, surtout des horloges de parquet au cadran carré en laiton. Vers 1760, serait déménagé à Halifax où il aurait eu un commerce d’horloges avec son fils Thomas.

LISTER, Thomas II (1745-1814)

Thomas Lister II est le fils de Thomas Lister I. Il est né en 1745 à Ludden. Il a vraisemblablement fait son apprentissage comme horloger auprès de son père avec qui il a été en affaire à Halifax de 1760 jusqu’en 1795. De 1795 à 1801, il a eu un partenaire, William Bromley. Situé au coin des rues Bull Green et Lord Street à Halifax, le commerce s’appelait alors Lister & Bromley. Thomas Lister II a fabriqué plusieurs horloges de parquet huit jours très complexes, capable de donner l’heure locale et de plusieurs contrées, la date, d’indiquer les jours fériés, les phases lunaires, etc. Certaines comportaient même des boîtes à musique. Il est décédé en 1814.

MASSEY, Edward (1770-1852)

Edward Massey est né vers 1770 d’un père horloger aussi nommé Edward, à Newcastle-under-Lyme dans le Staffordshire, dont il a été sans doute l’apprenti. Il a travaillé d’abord à Newcastle-under-Lyme de 1790 à 1795, puis à Hanley dans le Stafforshire et Burslem dans le Stoke-on-Trent de 1795 à 1804, et de retour à Newcastle-under-Lyme de 1804 à 1813. À cette date, il décide de déménager à Coventry, Ironmonger Row, Cross Cheaping, pour exploiter son invention d’un échappement à levier dit « crank roller » pour lequel il vient d’obtenir un brevet. Il y restera jusqu’en 1821, quoique qu’on le retrouve entre 1819 et 1830 à Scholes, Prescot, Liverpool. Il passera à Londres, s’établissant au 28 King Street Clerkenwell de 1833 à 1847 et au 17 Chadwell, Clerkenwell de 1847 jusqu’à son décès en 1852. Il obtiendra aussi deux brevets pour un mécanisme de remontage sans clé pour les montres (Patent No. 3854, Nov. 1814 et Patent No. 9120, 1841). Il publiera des articles sur les horloges dans le magazine Transactions Society of Arts (vol. 21) et le Philosophical Magazine de 1804.

MUDGE, Thomas (1716-1794)

Né à Exeter vers 1716, Thomas Mudge dès 14 ans, a fait son apprentissage auprès du célèbre George Graham. Il a été vite reconnu comme un grand spécialiste des horloges. Il a pris la relève du commerce de Graham, Dial and one Crown, sur Fleet Street à Londres. En 1738, il a été admis à la Worshipful Company of Clockmakers. Il a eu comme partenaire, William Dutton en 1750. En 1763, il a publié Thoughts on the means of improving Watches and particularly those for use at Sea. Mudge est l’inventeur de l’échappement à ancre qu’il a appliqué aux montres de poche. La première montre ainsi équipée a été offerte à la reine Charlotte en 1770. Mais il semble qu’il se soit désintéressé de son invention, faisant porter ses efforts plutôt vers les chronomètres marins, après avoir examiné le chronomètre no 4 de Harrison. Il a voulu le perfectionner. Il s’est installé alors à Plymouth en 1771 où il a mis au point un chronomètre à échappement à force constante, si complexe que cela ne justifiait pas les efforts à mettre pour les fabriquer en quantité. Son fils avocat s’est rendu compte de leur coûts exorbitants de fabrication, lorsqu’il a voulu à la mort de son père en faire produire. En 1789, il a participé sans succès au concours du Board of Longitude. Mais en 1793, un Comité spécial de la Chambre des communes a recommandé au Parlement de lui accorder une bourse de 3000 livres sterling pour la production de ses chronomètres.

MURDAY, Thomas John (1865-1938)

Murday est né en 1865 à North Shields, ville balnéaire le long de la rivière Tyne dans le nord-est de l’Angleterre. À 26 ans, il devient ingénieur en électricité et habite Coxlodge à quelques miles de sa ville natale sur la même rivière. Il s’intéresse à l’électricité appliquée aux horloges et obtient des brevets avec des collègues entre les années 1896 et 1921. Le plus important de ceux-ci, obtenu en 1910, concerne l’application du principe du commutateur de Hipp à un grand disque balancier horizontal dont l’oscillation était de 4 secondes. Environ 300 horloges ont été fabriquées sur ce principe par la compagnie Reason Manufacturing Co. Ltd de Brighton, participante au brevet. Pour plus d’informations sur la vie de Murday, cliquez ici.

QUARE, Daniel (1649-1724)

Né à probablement à Somerset, Daniel Quare a inventé en 1676 un mouvement de montre à sonnerie répétitive qui sonnait les heures et quart-d’heures en appuyant sur un petit bouton sur le boîtier, et en 1987, il a inséré dans le cadran d’une horloge, une aiguille des minutes concentrique à celle des heures. En 1695, il a créé un baromètre portable. Il a été admis à la Worshipful Company of Clockmakers en 1671, a fait partie de la Court of Assistants en 1697, Warden de 1705 à 1707 et Master en 1708. En 1709, il s’est associé à un ex-apprenti, Stephen Horseman, dans un commerce de fabrication et de vente d’horloges et de montres. À sa mort en 1724, Horseman a pris seul la relève du commerce qui a fait faillite en 1733.

RAMSAY, David (?-1653)

David Ramsay est né à Dundee, Écosse où une famille Ramsay avait charge de l’entretien des horloges publiques. David aurait appartenu à cette famille. Il aurait fait son apprentissage comme horloger en France (Smith, 1921), puis se serait ensuite dirigé vers Londres. En 1613, il est devenu horloger extraordinaire du roi James I d’Angleterre, Sa mission était d’acheter et de réparer les montres et les horloges du roi. En 1618, le roi lui a donné le titre d’horloger en chef du roi. Lors de l’incorporation de la Worshipful Company of Clockmakers en 1631, Ramsay en est devenu le premier Master, mais la petite histoire veut que sa participation ait été presque symbolique. Il est reconnu aussi comme inventeur, ayant à son actif huit brevets obtenus de 1618 à 1638, mais aucun dans le domaine de l’horlogerie. Il aurait néanmoins fabriqué quelques montres que l’on retrouve dans des musées en Angleterre et aux États-Unis.

REID, Thomas (1746-1831)

Thomas Reid est né à Dysart dans le Fife en Écosse. Il aurait fait son apprentissage à l’âge de 16 ans auprès de James Cowan, son cousin. Entretemps, il a séjourné à Londres pendant 11 ans où il a poursuivi sa formation. Revenu à Edinburgh en 1781, il annonce qu’il reprend le commerce de son cousin Cowan. Il ne perdra pas de temps à se faire une bonne réputation. C’est ainsi qu’on lui confie le projet de construire l’horloge du clocher de la nouvelle église paroissiale St Andrew’s en 1788. Plus tard, en 1797, il fera la restauration de l’horloge de St Giles Kirk. En 1806, il s’associe avec William Auld dans une entreprise, Reid & Auld, jusqu’en 1823. Il a aussi été l’artisan de plusieurs horloges à travers le pays. Conscient de la valeur de ses travaux, après son retrait des affaires en 1823, il publiera A Treatise on Clock and Watchmaking (Traité sur l’horloge et l’horlogerie) qui connaîtra six éditions. Il s’est éteint à Edinburgh en 1831 à 85 ans.

RICHARD OF WALLINGFORD (1292-1336)

Mathématicien, astronome, horologiste, Richard de Wallingford est fait abbé de l’abbaye de St Albans dans le Hertfordshire en 1327 après avoir étudié auparavant à la Oxford University durant neuf années. À l’abbaye, il a dessiné une horloge astronomique très complexe pour l’époque, décrite dans le Traité d’horlogerie astronomique (Tractatus Horologii Astronomici) de 1327. Sa construction n’a été complétée que 20 ans après sa mort par William de Walsham. Celle-ci aurait été détruite durant la Réforme de Henry VIII et la dissolution de l’abbaye en 1539. On compare l’horloge de Richard de Wallingford à l’astrarium de l’Italien Giovanni di Bondi.

RUDD, R. J. (1844-1930)

R. J. Rudd, de Croydon, Surrey a construit la première horloge à pendule libre, capable de battre sans l’aide de l’échappement pour une bonne minute. Une horloge secondaire fournit au pendule une impulsion à chaque minute.

SCOTT, Herbert (1865-1943)

Herbert Scott est né à Bradford dans le Yorkshire. Il s’est particulièrement intéressé à l’amélioration des horloges électriques, ayant obtenu des brevets en 1893, 1902 et 1903. Il a entre autres choses, amélioré la bascule de Hipp (Hipp-toggle) inventée en 1834. À la différence des horloges électriques de Hipp, le pendule bat sur un plan à angle droit avec le cadran. Les horloges de Scott ont été construites par une compagnie américaine établie à Londres, la American Electrical Novelty and Manufacturing Co.

SHORTT, William Hamilton (1881-1971)

Ingénieur de chemin de fer de profession, William Shortt est né à Wimbledon dans le Surrey. Il a travaillé au London and South Western Railway à compter de 1902. Il a rencontré l’horloger Frank Hope-Jones en 1910 avec qui il a collaboré au développement d’une horloge maître à compter de 1912 alors qu’il devient actionnaire et directeur de la Synchronome Company. Ses expériences le conduisent en 1920 à créer une horloge s’inspirant du pendule libre de Rudd que Hope-jones favorise. À chaque trente secondes, un mécanisme rattaché à une horloge secondaire débloque l’impulsion à donner au pendule libre, qui à son tour est corrigée par une impulsion synchronisée de l’horloge maître qui contient le pendule libre. Cette horloge dite de Shortt est d’une grande précision si bien qu’elle est adoptée par de nombreux observatoires à travers le monde comme temps standard jusqu’à l’apparition du quartz en horlogerie. Shortt sera honoré par le British Horological Institute en 1931, le Franklin Institute en 1935 et la Worshipful Company of Clockmakers en 1954 pour laquelle il a été Master en 1950. Pour plus dee détails, Wikipedia.

SULLY, Henry (1680-1728)

Henry Sully est né à Londres en 1680. Il a fait son apprentissage comme horloger auprès de Charles Gretton. Puis il a parcouru la Hollande et l’Autriche avant de s’établir en France où il a travaillé avec le célèbre horloger du roi français, Julien Le Roy. Il a établi une fabrique de montres à Versailles en 1718. Auteur de Règle artificielle du temps et Méthode pour régler les montres et les pendules, il a inventé une montre de la mer qu’il a eu l’honneur de présenter en 1716 à l’Académie des Sciences de la France. Cependant, cette montre qui utilisait une forme modifiée de l’échappement à verge avec roues d’échappement montées en cisaillement, n’a pas résisté aux tests en mer. Découragé et à court d’argent, Sully est décédé en 1728 des suites d’une maladie des poumons.

VULLIAMY, Justin (1712-1797)

Justin Vulliamy, horloger né en Suisse, s’est établie à Londres vers 1730 après un séjour à Paris. En 1743, il s’est associé à Benjamin Gray (1676-1764), horloger du roi George II, dans un atelier sur Pall Mall Street. Il a marié sa fille Marie en 1756. Ils ont eu quatre enfants dont un l’un des fils, appelé Benjamin, est devenu horloger. Justin a pris la relève de son beau-père en 1780, auprès de son père et le commerce s’est alors appelé Vulliamy & Son.

VULLIAMY, Benjamin (1747-1811)

Benjamin Vulliamy a pris la relève du commerce de son père en 1797. Il s’est marié à Sarah de Gingins qui lui a donné 14 enfants dont un seul, Benjamin Lewis, est devenu horloger. La qualité des horloges de cheminée de Benjamin était telle qu’il a attiré l’attention du roi Geroge III qui en a fait son horloger en 1773. Il a été reçu à la Worshipful Company of Clockmakers en 1781. On lui doit un mouvement à poids avec un échappement à cylindre et un pendule gridiron de George Harrison, d’une grande précision, qui a servi à réaliser des mesures astronomiques. L’horloge dont il reste le mouvement (ci-contre), appelée la Regulator Clock, était une commande du roi George III en 1760, pour son observatoire de Kew. À noter aussi que les horloges de mobilier de Benjamin étaient souvent ornées de figures de porcelaine de la Royal Crown Derby créés par les grands sculpteurs de l’époque. Les horloges étaient la plupart du temps construites par des artisans de l’extérieur. Seule la finition était réalisée dans l’atelier de Vulliamy.

Mouvement de la Regulator Clock de Benjamin Vulliamy (1760) de la collection du Science Museum Group, publiée sous licence Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike 4.0 International- CC BY-NC-SA 4.0 )
Mouvement de la Regulator Clock de Benjamin Vulliamy (1760) de la collection du Science Museum Group, publiée sous licence Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike 4.0 International- CC BY-NC-SA 4.0 )

VULLIAMY, Benjamin Lewis, F. R. S. (1780-1854)

Benjamin Lewis Vulliamy, fils de Benjamin a poursuivi le travail de son père sur Pall Mal Street à Londres de 1810 à sa mort en 1854. Il a été élu Fellow de la Royal Society. Il a été admis comme Freeman en 1809 à la Worshipful Company of Clockmakers, admis à la Livery en 1810, choisi à la Court of Assistants en 1810, servi comme Warden de 1815 à 1820 et de 1843 à 1846, et fut élu Master à cinq reprises : 1821, 1823, 1825, 1827 et 1847. Il a été le premier horloger à utiliser un pendule deux secondes. Il a fabriqué plusieurs grandes horloges dont celles du Old Post Office de Londres, et de la St Martin’s-le-Grand. Il a installé les horloges de tour du Windsor Castle et de la Christ Church à Oxford. Il a même soumis un projet pour l’horloge de Westminster, la Big Ben, mais le maître d’œuvre Denison la refusa car pas suffisamment audacieuse. Il a réparé aussi plusieurs horloges en y mettant ses propres movements, auxquels cas il y ajoutait sa signature sur les cadrans.

WHEATSTONE, Charles, F. R. S. (1802-1875)

Charles Wheatstone est né à Gloucester en 1802. En 1816, à 14 ans, il est envoyé à Londres pour étudier les instruments de musique avec son oncle, commerçant dans le domaine dans le Strand. Pas tellement intéressé par le commerce, il a plutôt procédé à de nombreuses expériences en musique, si bien qu’en 1834, il est devenu professeur de philosophie expérimentale au King’s College. Il y mena des expériences sur la vélocité de la lumière. Il travailla aussi avec William F. Cooke à la création d’instruments télégraphiques. Il a prétendu avoir inventé, avant Alexander Bain, l’horloge électrique en 1840, mais sans succès. Dans les faits, il n’a jamais réussi à construire une horloge électrique qui fonctionnait bien.

WHITEHURST, John II, F. R. S. (1713-1788)

Fils de l’horloger, John Whitehurst, John, né à Congleton, Cheshire, Angleterre, a appris le métier auprès de son père. Vers 1736, il a ouvert un atelier à Derby où il a fabriqué toutes sortes de mécanismes. Il a aussi construit l’horloge de l’hôtel de ville de Derby, et celle de sa Cathédrale. Whitehurst s’est aussi intéressé à la géologie, à l’hydraulique et au pneumatique, si bien qu’il a été reconnu pour ses travaux scientifiques, bien qu’il n’ait reçu aucune éducation formelle. Il a été un membre influent de la Lunar Society. Il a aussi publié des traités, l’un sur l’origine et la formation de la terre en 1778, et l’autre, sur la mesure du temps en 1787. Il a aussi à son actif plusieurs horloges astronomiques construites avec l’aide de Mathew Boulton. La firme de Whitehurst établie à Londres a aussi mis au point en 1808 une horloge de tourelle dont la structure ressemblait à une chaise. À sa mort, un autre John Whitehurst (III) (?-1834), son neveu, a pris la relève du commerce, devenu vers 1805 Whitehurst & Son, puis, à la mort de ce dernier en 1834, son fils John Whitehurst (IV) (?-1855) a pris la suite jusqu’en 1855, la compagnie poursuivant par la suite ses activités jusqu’en 1862. Entre-temps, un apprenti du dernier John a ouvert un commerce de tourelles sour le nom de John Smith & Sons. Pour plus de détails, voir Wikipedia.

JOSEPH WILLIAMSON (? -1725)

Joseph Williamson était un horloger Irlandais qui a fait son apprentissage à Dublin, avant d’exercer son métier à Londres de 1693 à 1725. Il a connu Thomas Tompion et a travaillé étroitement avec Daniel Quar. Il a affirmé dans une lettre (ci-contre) avoir construit pour Quare une horloge 400 jours. Dans un article présenté à la Royal Society, il a aussi prétendu avoir inventé le mécanisme de l’équation parce qu’il a écrit avoir construit toutes les horloges équation en Angleterre à l’époque. Il s’est spécialisé dans les horloges de parquet longue qui donnent et sonnent le temps solaire.


3.04.1 – Les grands manufacturiers et détaillants anglais

NOTE : dans la liste suivante, lorsque le nom commence par « The », nous l’avons mis entre parenthèses avant le nom qui suit, et avons classé l’ordre alphabétique selon le nom sans le « The ». Le classement est toujours basé sur le nom de famille. Chaque fois qu’il s’agit d’une famille ou d’une compagnie dont le nom est populaire et qui a connu plusieurs ramifications, nous avons indiqué toutes les itérations connues des compagnies qui y sont rattachées de telle sorte à bien suivre leur évolution.

ADIE BROTHERS, LTD

Cette compagnie de Birmingham, en opération de 1929 à 1934, avait dans son catalogue surtout des montres, des horloges et des chronomètres fabriqués selon des brevets et des marques enregistrés aux États-Unis.

ALL BRITISH ESCAPEMENT CO. LTD (A. B. E. C., LTD.)

La S. Smith and Son Ltd. achetait les échappements pour ses horloges de l’étranger. En 1926, elle créa la A. B. E. C., LTD. pour produire en Angleterre lesdits échappements pour ses horloges d’automobile. En 1931, la S. Smith and Son Ltd. est devenue Smiths English Clocks, Ltd.

AMERICAN ELECTRICAL NOVELTY AND MANUFACTURING CO.

La compagnie a été fondé par un dénommé Conrad Hubert en 1899. Elle manufacturait principalement des lampes de poche sous le nom de Ever Ready. En 1904, elle déclarait faillite. En 1906, la compagnie américaine National Carbon Co. acheta la moitié des parts et changea le nom pour The American Ever Ready Co. National Carbon Co. L’autre moitié des actions sera acquise en 1914. La Union Carbide fera l’acquisition de la National Carbon Co. en 1917.

ANDREW & COMPANY LTD

Importateur de montres et d’horloges, la compagnie est achetée par Ingersoll, Ltd en 1964.

ANGLO-AMERICAN CLOCK CO.

Manufacture d’horloges de Birmingham dans les années 1880. De 1886 à 1888, la manufacture abritera la British United Clock Company.

ANGLO-CELTIC (THE) WATCH CO., LTD.

(JOSEPH) ANTRAM

Londres, 1691-1723

APPLETON & BIRCHALL – Henry Appleton 1862 -> W. E. CRIBB

(JOHN) ARNOLD & SON (?)

ASHFORD AND DAVIES, LTD.

Stratford East (1908-1910)

BARWISE AND SONS

Londres (1820)

(P. AND A.) BATEMAN

Londres (1800-1818)

BAUME & COMPANY (1844-1852) -> BAUME AND LEZARD (1852-1872) -> BAUME AND CO. Ltd. (1950-1964) -> TIME PRODUCT LTD

Pierre Joseph Célestin Baume (1819-1894), propriétaire avec son frère Louis Victor (?-1887) de Baume & Frères, Les Bois, Suisse, fabricant de montres, a créé une société suisse d’importation de montres à Londres en 1844, Baume & Company, en tant qu’agence anglaise pour les frères Baume. Elle a également commercialisé les montres suisses Longines en tant qu’importateurs exclusifs en Grande-Bretagne, de 1876 au milieu des années 1960, ainsi que des chronomètres suisses et anglais. Célestin Baume est venu à Londres, il a épousé une Anglaise et est devenu citoyen britannique. Joseph Lezard (1811- ?), né en Europe, devenu également sujet britannique, a rejoint Baume comme associé en 1852. L’entreprise a pris le nom de Baume et Lezard. La société prit fin en 1872, mais ce n’est que bien plus tard, en 1950, qu’elle changea son nom en Baume & Co Ltd. En 1876, le neveu de Célestin a repris l’entreprise, qui a poursuivi ses activités jusqu’en 1964 avec d’autres Baume des générations suivantes. Finalement, Time Products Ltd qui avait acquis d’autres entreprises horlogères anglaises est devenu propriétaire de Baume & Co. Ltd mais a cessé d’utiliser le nom au milieu des années 1960. Remarque : Baume & Co. et Baume et Mercier sont deux entités distinctes qui n’ont aucun lien. Pour plus d’informations sur l’histoire de Baume & Co., cliquez sur Vintage Watch Straps.

(GEORGE AND RICHARD) BEESLEY

Fabricants de montres et chronomètres à Liverpool de 1825 à 1861.

(J. W.) BENSON

Cornhill, Londres (1840-1998 – Chopard)

(THE) BENTIMA CO., LTD.

Bentima a fait la mise en marché d’horloges Perivale vers 1937 à Londres de 1937 à 1998. En 1970, ses horloges possédaient des mouvements Hermle. Bentima faisait partie de la Walter S. Strauss Ltd.

(P. A.) BENTLY -> BENTLY ENGINEERING CO.

Percival A. Bently a fait son apprentissage comme ingénieur en électricité chez Slater & Oakes, fabricant d’équipements électriques dont des téléphones pour les chemins de fer. Slater & Oakes avait d’étroites relations avec les Smiths de Derby qui fabriquait alors des horloges de chemin de fer. Bently y aurait alors eu la piqure pour les horloges. Vers 1900, il travaillera comme contremaître à la Automatic Telephone Company (ATC). C’est là qu’il aurait mis au point en 1902 une horloge squelette électrique pour laquelle il a reçu la médaille de Lord Derby. Il a ouvert une boutique d’horloger-bijoutier à Burton-on-Trent, et y a fabriqué ses premières horloges électriques à batterie de terre (earth battery). Il a obtenu un premier brevet (no 19,044) en 1910 dans lequel il décrit son système de fabrication d’horloges électriques à batterie de terre. Sans le savoir, il a réinventé l’horloge de Bain 70 ans après, à la différence qu’il utilisait des roues pour le système de déblocage alors que Bain utilisait des plaques de métal. À compter de 1912, il s’est mis à fabriquer des horloges à batterie de terre, dans sa propre compagnie, la Bently Engineering Company dont il demeurera président du conseil jusque vers 1955. Ses horloges ont connu beaucoup de succès à travers le monde.

BIRCH & GAYDON LTD

Londres, 1760-1927.

BIRKETT AND HALL

Strafford East (1908-1910)

(JOHN THOMAS) BLACKWOOD (1821-1860) -> BLACKWOOD AND SONS (1841-1847) -> WILLIAM – JOHN THOMAS BLACKWOOD (1847-1864) -> JOHN THOMAS BLACKWOOD (1864-?)

William Blackwood est né à Perth en Écosse. Il a établi un atelier à North Shields au début des années 1820. Puis ses fils l’ont rejoint et l’atelier a pris le nom de Blackwood & Sons vers 1841. Vers 1847, les fils ont repris l’affaire sous le nom de William & John Thomas Blackwood. Vers 1850 ils ont ouvert une deuxième place d’affaire à South Shields. Puis William Jr. a quitté l’entreprise, qui est devenue alors John Thomas Blackwood vers 1864.

BLOOM AND CO.

Leyton, England, 1908

BRAVINGTONS LTD

Bijouterie et horlogerie de Colchester, Essex et London & St. Albans, Hertfordshire des années 1800 qui ne semble plus en affaire dans les années 2000.

BRECKLAND CLOCKS OF ENGLAND

Division de Metamec vouée à l’exportation en opération de 1980 à décembre 1984. Elle a été achetée en janvier 1985 par FKI de Halifax, England.

BRITISH HOROLOGICAL INSTITUTE

(THE) BRITISH UNITED CLOCK CO. (1885-1907) -> THE BRITISH UNITED CLOCK CO. LTD (1907-1909)

Edward Davies, est né en 1842 à Carlisle dans le comté de Cumberland. Il a fait son apprentissage comme horloger en 1861 auprès de William H. Telford de Whitehaven, Cumberland. Il a émigré aux États-Unis avec son frère Walter en 1867, l’autre frère Henry les a rejoints en 1869. Edward a travaillé à Brooklyn comme horloger, tandis que son frère Henry est devenu superintendant de la manufacture d’horloges de Geo. A. Jones & Co. dont il a pris la relève à la retraite de G. A. Jones, la firme devenant Davies & Hodgens. En 1878, The Ansonia Brass and Copper Co. a procédé à une réorganisation et Henry est devenu directeur général de la nouvelle Ansonia Clock Co. alors qu’Edward et Walter sont devenus superintendant des travaux. En 1883, Henry, atteint d’une maladie terminale, décide de retourner en Grande-Bretagne, Edward l’ayant probablement accompagné. En 1884, Edward ouvre une petite manufacture derrière le 8 Hockley Hill à Birmingham, où il fabrique des horloges à mouvement 8 jours sans sonnerie selon des techniques développées aux États-Unis. (Source : Peter Gosnell, NAWCC General Discussions, Feb 19, 2014)

En 1885, un groupe formé de John Fisher, William Dudley Short et Edward Davies fonde The British United Clock (BUCC). Edward est nommé président et devient l’actionnaire majoritaire pour compenser l’achat par la nouvelle compagnie des biens de sa petite manufacture. Fisher est nommé Secrétaire et directeur général et Shortt, Auditeur. Il y avait d’autres petits actionnaires, en particulier Amelia Fisher et Herbert Fisher. Les Fisher étaient propriétaires de John Greenwood & Sons de Clerkenwell, dans le centre de Londres. Ils auraient fait fabriquer des horloges avec leur nom par la petite compagnie de Edward Davies. Conçue sur le modèle américain de travail à la chaîne avec des pièces standardisées interchangeables, The British United Clock Co. est la plus ancienne manufacture industrielle d’horloges de Grande-Bretagne. BUCC fabriquait surtout des horloges de mobilier. Glanville (1956) fournit une liste des modèles avec illustrations de boîtiers et mouvements : le Victor 30 heures, le Victor Alarm et le Dot 8 jours ; le Gnat 30 heures ; la cocher 30-heures ; la bracket avec sonnerie dont le mouvement ressemble à un mouvement d’Ansonia ; une horloge à mouvement compact à deux ressorts sans sonnerie ; une minuterie pour chambre noire avec un mouvement 30-heures avec alarme. La manufacture BUCC étant devenue trop petite, elle déménagea sur Gravelly Hill, Erdington à Birmingham. On y produisait toutes les pièces d’une horloge à l’exception des cadrans imprimés et du verre. Si les premiers équipements avaient été achetés aux États-Unis, la compagnie était capable d’en fabriquer elle-même. Elle avait une machine à vapeur de 70 chevaux pour les faire fonctionner. Elle fabriquait les boîtiers en bois, mais elle les sous-traitait également. La BUCC, au cours de son existence a reçu plusieurs prix dont les plus hauts honneurs à Melbourne en 1888 et à Paris en 1889 et quelques médailles également. Malheureusement, BUCC a dû se résoudre en 1804 à se liquider en raison de l’importance de ses dettes. Cependant, les détenteurs de la dette jugèrent qu’en raison de la valeur des biens de la compagnie, il valait la peine de continuer. Les Davies et Fisher n’étant plus actionnaires, le liquidateur a vendu la compagnie à de nouveaux actionnaires en 1907, et elle a été incorporée. Cela n’a pas duré longtemps, puisqu’en septembre 1909, elle s’est retrouvée de nouveau en difficulté si bien qu’elle a dû fermer ses portes. La manufacture a été vendue en 1912. (Source : Glanville, 2015)

Ci-contre, voici un exemple d’horloge BUCC de ma collection. J’ai dû réparer le petit mouvement 30 heures tout en laiton enfermé dans un tambour, aussi en laiton, dont le ressort qui couvre la surface du tambour est situé par-dessus la platine arrière. Une grosse clef intégrée avec l’inscription WIND permet de le remonter, avec au centre le bouton pour ajuster l’heure. Il dépasse le boîtier à l’arrière d’environ 1/2 pouce ou 1 cm. Il est marqué : PatD in Great-Britain & France ManfD by The British United Clock Co. Ltd Birmingham, England. Ce mouvement est sans doute une variante du mouvement dit The Gnat qui équipait de petites horloges rondes vendues dans une boîte métallique dont le couvert était orné d’une photo de la manufacture. Le boîtier de l’horloge est en bois avec un revêtement en cuir orné de fleurs de lys, pour lui donner l’allure d’une petite horloge française. Le cadran recouvert d’un verre biseauté, est en son centre en laiton, au motif légèrement différent de celui de la Gnat, et la couronne des heures est en celluloïd.

Petite horloge de table fabriquée en 1890 par
The British United Clock Co. Ltd
(Image ID190 – Tous droits réservés, Bordloub)
Arrière de l'horloge avec clef de remontage
(Images ID190mvt2 - Tous droits réservés, Bordloub)
Arrière de l’horloge avec clef de remontage
(Image ID190mvt2) – Tous droits réservés, Bordloub)
Mouvement 30 heures dit 'The Gnat" de BUCC (Image ID190mvt3) - Tous droits réservés, Bordloub)
Mouvement 30 heures
(Image ID190mvt3) – Tous droits réservés, Bordloub)

BROCKBANKS (1781-1810) -> BROCKBANK AND GROVE (1810-1814) -> BROCKBANK & CO. (1815) -> BROCKBANK & ATKINS (1815-1840) -> BROCKBANK, ATKINS & SON (1840-1842) -> BROCKBANK & ATKINS (1842-1885) -> BROCKBANK, ATKINS & MOORE (1885-1898) -> BROCKBANK & ATKINS (1885-1933)

London

CAMERER, ROPP AND CO. (1788-1799) -> CAMARER, LAWRENCE AND CO. (1799-1815) -> ANDREW CAMERER AND CO. -> CAMERER AND FULLER & CO. (1826-1844) -> CAMERER KUSS AND CO. (1844-1869) -> CAMERER KUSS, TRITSCHLER & CO. (1869-c. 1900) -> CAMERER CUSS ANND CO. (c. 1900…)

Andrew Kamerer était un importateur d’horloges allemandes de la Forêt noire installé à Londres à son arrivée d’Allemagne (il a changé le K de son nom pour un C) en 1788. En 1799, le nom change pour Camerer, Lawrence and Co. En 1815, le fils de Kamerer, Andrew, assure la suite sous le nom de Andrew Camerer and Co. etc.

CAMERON AND SON

Kilmarnock, Scotland

(HENRI) CAPT

Henri Daniel Capt était associé en Suisse avec Daniel Piguet. En 1837, Henri Capt et Adolphe Nicole ouvrent un atelier à Londres. Par la suite, en 1843, Jules Capt prend la relève et en 1844, ce dernier confie la direction de la compagnie à son fils. La compagnie avait aussi des magasins à Paris au milieu du 19e siècle (1850-1880) et à Londres de 1880 à 1893. Vers 1911, la compagnie est cédée à E. Gallopin and Co. sur laquelle il n’y a pas d’information sur ce qu’elle est devenue.

CARTIER

Cartier, compagnie française, a ouvert une succursale à Londres en 1902. En 1972, Jospeh Kanoui et d’autres financiers l’acquièrent.

CATTANEO & CO.

Leeds, Grande-Bretagne (19th c.)

CHANCELLOR AND SONS

Dublin, Irlande.

CHOPARD GB LTD

Londres

CITY CLOCK CO.

Manufacture londonienne d’horloges à mouvement fusée et boîtiers de placage de bois.

(JAMES) CLARK

James Clark fabrique à Edinburgh, Écosse, des horloges de tour en 1791. En 1804, il ouvre un atelier, termine son apprentissage en 1808, et l’année suivante annonce qu’il fabrique des horloges de tour qui seront vendues à travers l’Écosse.

(B.) COLE AND SON

Fabrique de planétariums en 1750.

COLIBRI LIGHTERS LTD

Colibri a produit à Londres des montres et des pièces d’horloge de 1954 à 1964.

(BENJAMIN) COLLYER

Londres

(O.) COMETTI (1850-1888) -> O. COMITTI & SON (1888-1897) -> O. COMITTI & SON LTD (1897-1981) -> COMITTI OF LONDON LTD (1981…)

En 1850, Onarato Cometti de descendance italienne, il provient de la région du Lac de Come, s’installe à Londres dans le Clerkenwell pour y fabriquer des horloges et des baromètres selon des techniques traditionnelles. Le fils Luigi prend la relève de son père en 1888 et la compagnie devient O. Comitti & Son. Elle est incorporée en 1897. En 1903, George Barker marie la fille de Luigi et devient président de la compagnie. En 1946, le fils de George, Ronald James, après son service dans l’armée britannique durant la seconde guerre mondiale, devient directeur de la compagnie jusqu’en 1981. Ses fils prennent alors le contrôle de la compagnie et la relocalise à Walthamstow dans le sud de Londres. La compagnie est connue de nos jours comme Comitti of London Ltd. (Source : Cometti)

(G. & F.) COPE AND COMPANY

Nottingham, Angleterre : les frères Georges et Francis Cope reprennent la compagnie de fabrication d’horloges de clocher de Reuben Bosworth en 1845 jusqu’en 1899. William Cope en devient propriétaire en 1899 jusqu’en 1922. Puis ce sera William W. Cope, et Richard et David Cope. La compagnie sera intégrée au Smith of Derby Group en 1984.

COPE AND MOLYNEUX

Robert Molyneux, un expert des chronomètres marins à Londres, se joint en 1820 à Charles John Cope expert du chronomètre de Thomas Earnshaw pour former Cope and Molyneux. Earnshaw finira par développer son propre chronomètre en 1823. La compagnie produira la majeure partie des horloges sidérales exportées en Amérique. En 1857, la compagnie est vendue à Henry Appleton de la Appleton & Birchall, qui la revendra en 1862 à W. E. Cribb.

COURT AND CO.

Leytonstone (1910)

(C. H.) COX (c. 1816- ?) -> C. H. COX AND SON (1864-1881)

Charles Humphrey Cox (c. 1816- ?) était bijoutier et a tenu commerce à Leamington de 1840 à 1860 sous le nom de C. H. Cox, et à Coventry de 1860 à 1864. Lorsque le fils de Charles a joint la compagnie en 1864, celle-ci est devenue la C. H. Cox & Son jusqu’en 1881, année de sa fermeture.

CUMBRIA (THE) CLOCK CO.

Établie en 1990 à Cumbria, The Cumbria Clock Co se spécialise dans l’entretien et la restauration d’horloges de tours de toutes sortes et de leurs mouvements. Elle fait aussi l’installation de systèmes d’horloges maîtres branchées sur l’horloge atomique de Rugby via des ondes radios.

CUTHBERT AND BRERETON

Production de régulateurs en 1868.

(E. J.) DENT (1826-1830) -> ARNOLD & DENT (1830-1840) -> EDWARD J. DENT (1840-1853 – sous la direction de Frederick Dent et de Richard Edward Dent (1853-1856) -> M. F. DENT (1856-1920) -> DENT & CO. (1861-1864) -> E. DENT AND CO. (1864-1897) -> E. DENT & CO. LTD absorbed M. F. DENT in 1920 (1897…)

En 1840, Edward John Dent (1790-1853) établit sa première compagnie à Londres en 1826 sous le nom de E. J. Dent. En 1830, il s’associe à John Roger Arnold, fils de John Arnold, le célèbre fabricant de chronomètres, sous le nom de Arnold & Dent. Après un partenariat de 10 ans avec ce dernier, il ouvre seul une affaire sous le nom de Edward J. Dent. C’est à lui qu’on a donné le contrat de fabriquer l’horloge de la Tour Westminster d’après le modèle de Denison ; celle-ci devait avoir une précision à l’intérieur d’une minute par semaine. Edward meurt en 1853. Le commerce est repris par ses beaux-fils Frederick William Dent et Richard Edward, mais le nom de la compagnie devra rester le même. En 1856, Richard Edward meurt et sa femme reprend l’affaire. L’autre fils, Frederick, meurt en 1861, et sa mère Elizabeth Dent (Rippon de son nom de fille) continue le commerce. En 1853, le nom du commerce devient M. F. Dent, de 1861 à 1864, Dent & Co., de 1864 à 1897, E. Dent & Co. et à compter de 1897, E. Dent & Co. Ltd. En 1920, M. F. Dent est fondue avec E. Dent & Co. Ltd. (Source : Dent London).

(THOMAS) DOBBIE -> W. AND G. DOBBIE

Glasgow, Scotland : fondée par l’horloger Thomas Dobbie de Falkirk, Écosse, la compagnie a fabriqué montres et horloges de 1820 à 1860. À cette date, elle a changé son nom pour W. and G. Dobbie Et elle sera encore en affaire au début du 20e siècle.

(WILLIAM AND WALTER) DRYSDALE

Edinburg, Scotland : la compagnie a fabriqué des horloges de parquet et des horloges « brackets » de 1786 à 1825.

(ALFRED) DUNHILL, LTD, London (1943-1968)

DUTCH CLOCKS WORKS CO. LTD

Dutch Clocks Works Co. Ltd a été établie à Londres en 1984. Elle s’est spécialisée dans la reproduction d’horloges hollandaises, qu’elle vendait surtout aux touristes, en les équipant de mouvements Hermle. Elle a probablement fermé ses portes dans les années 2000 si j’en juge par le numéro du mouvement de l’horloge ci-contre que j’ai achetée dans un magasin de seconde main aux États-Unis, qui correspond à un Hermle de 2003 en raison du « P » présent dans le numéro.

Horloge Dutch Clocks Works 
( Image ID202 : Tous droits réservés, Bordloub )
Horloge Dutch Clocks Works
( Image ID202 : Tous droits réservés, Bordloub )

(W.) DUTTON AND SONS -> MATTHEW DUTTON AND SON -> DUTTON AND CO.

William Dutton de Londres a été apprenti de George Graham de 1738 à 1746, année de son entrée à la Worshipful Company of Clockmakers. Dutton est devenu partenaire de Thomas Mudge de Londres dans les années 1750. En 1771, il rachète la compagnie de Mudge lorsque ce dernier déménage à Plymouth. Avec ses fils Matthew et Thomas, il crée en 1775 W. Dutton and Sons. Matthew Dutton fera son apprentissage auprès de son père, puis de Thomas Mudge de 1771 à 1779. Il entre à la Worshipful Company of Clockmakers en 1785 où il gravira les échelons jusqu’à en devenir Maître en 1800 jusqu’en 1825. De 1794 à 1842, il travaillera avec son frère Thomas dans le commerce de Londres. Vers 1810 jusqu’en 1822, Matthew fera équipe avec son fils Matthew dans Matthew Dutton and Son. Vers 1868, la compagnie devient Dutton and Co. sous la gouverne de Robert William Dutton, arrière-petit-fils de William et petit-fils de Matthew.

EIFFE, James Sweetman (1800-1880)

Eiffe a fabriqué des chronomètres à Londres. Il est préoccupé par les erreurs causées par les variations de température. Il a mis au point des ressorts auxiliaires de compensation.

ELLIOTT OF LONDON

Croydon (1882-1923)

(F. W.) ELLIOTT

1923… vendue en 1991 à la famille Lee, ferme en 1998.

ELLIS & SON (A. J.)

Boutique d’horlogerie à Guildford, Angleterre en 1953.

ENFIELD CLOCK COMPANY (LONDON) LTD (1929-1933) -> SMITHS ENGLISH CLOCKS LTD (1933-1953)

La compagnie Enfield a été fondée à Londres en 1929 par Carl Schatz, J. W. Roles, Charles Baxter Sr. et F. H. Chisholm. L’idée était de créer une compagnie sur le modèle des fabriques allemandes d’horloges. Schatz possédait déjà une fabrique d’horloges en Allemagne, la Badische Uhrenfabrik de Guttenbach. C’est ainsi qu’il a importé d’Allemagne machinerie et personnel (10 hommes et 4 femmes) de même que des pièces de telle sorte à initier assez rapidement la production des premières horloges qui furent mises en marché en 1932. La compagnie a aussi mise en place des techniques de fabrication automatisée à la chaine à l’Américaine. Les horloges produites ont d’abord été destinées à la vente en gros et à l’exportation. Enfield vendait aussi des mouvements à des magasins qui les mettaient dans des boîtiers de leur crue ou fabriqué ailleurs. Les gongs étaient fournis par Wagner de Whitechapel et les cadrans par Beta Manufacturers. En 1932, Enfield fabriquait elle-même les lucarnes. Elle avait acquis les équipements pour les chromer. En 1933, la compétition était devenue trop forte, Enfield n’arrivant pas à rivaliser avec les prix de ses compétiteurs allemands. Elle a alors vendu son nom et son usine de Pretoria Road Edmonton à la Smiths English Clocks Ltd en 1933. Mais la production s’est poursuivie, tout comme les ventes sous son nom jusqu’en 1953. Ils ont même commercialisé de nouvelles lignes de produits, comme la « Royal ». Pendant la guerre, Enfield a continué la production d’horloges, mais a dû participer principalement à l’effort de guerre, ses travailleurs allemands mis de côté. Après la guerre, Smiths déplacèrent la production de mouvements à Cricklewood et au Pays de Galles. Smiths avait une nouvelle usine au Pays de Galles en 1949 où la plupart des horloges Bim-bam Enfield ont été faites avec Smiths-Enfield gravé sur la plaque arrière du mouvement, et en 1953, les horloges avec carillon. L’usine d’Edmonton a donc été définitivement fermée, et celle du pays de Galles a été considérée comme l’usine d’Enfield. Néanmoins, Enfield a vécu ses derniers jours comme marque de commerce.

Horloge de mobilier Enfield Bim-Bam type 'Bracket' (Image ID057 : Tous droits réservés, Bordloub)
Horloge de mobilier Enfield Bim-Bam type Bracket
(Image ID057 : Tous droits réservés, Bordloub)
Mouvement Enfield de l'horloge du haut (Image ID057mvt : Tous droits réservés, Bordloub)
Mouvement Enfield de l’horloge du haut
(Image ID057mvt : Tous droits réservés, Bordloub)

ENGLISH CLOCK AND WATCH MANUFACTURERS LTD

Coventry, 1930-1932, acquis par SMITHS.

EUREKA CLOCK CO. LTD

London, 1906-1914.

(EDWIN) FEAR (1846-1908) -> FEARS LTD (1908-1930 -> FEARS (1930-…)

Edwin Fear a créé en 1846 un atelier sur Redcliff Street à Bristol. En 186, la firme ouvre une nouvelle place d’affaires sur Bristol Bridge qui servira de siège social jusqu’en 1940. À la mort d’Edwin, son fils, Amos Daniel, devient à l’âge de 21 ans le deuxième directeur général. En 1908, la compagnie est incorporée et prend le nom de Fears Limited. À compter des années 1930 à nos jours, elle sera connue sous le nom de Fears. C’est essentiellement une fabrique d’assemblage de montres à la main qui en fait aussi la vente. Leurs mouvements proviennent de ETA en Suisse. Les différentes pièces sont fabriquées spécialement pour Fears par différentes compagnies spécialisées, la plupart de propriété familiale.

FERRANTI

FKI

FKI (Halifax, West Yorkshire, 1920…)

(CHARLES) FRODSHAM (1834-1843) -> ARNOLD & FRODSHAM (1844-1857) -> CHARLES FRODSHAM (1858-1884) -> CHARLES FRODSHAM & CO (1885-1893) -> CHARLES FRODSHAM & CO LTD (1893- )

Charles Frodsham a créé en 1834 une firme de chronomètres portant son nom. Il a acheté le commerce de J. R. Arnold en 1837, et la firme a été renommée Arnold & Frodsham en 1844 jusqu’en 1857. En 1858, la firme a repris son nom original, puis est devenue Charles Frodsham and Co en 1885 et Charles Frodsham and Co Ltd de 1893 à nos jours. À sa mort en 1871, son fils Harrison Mill Frodsham (1849-1922) a repris l’affaire. Comme Frodsham était devenu actionnaire avec Robert Benson North de Nicole, Neilson & Co Ltd et que cette dernière s’est mise à produire des accessoires et des horloges pour automobile, il était tout naturel de créer en 1911 une nouvelle division sur Dering Street à Londres pour vendre ces produits fabriqués dans l’usine de la compagnie à Watford, d’autant plus que North deviendra directeur de la Charles Frodsham and Co Ltd. Dans les années 1940 jusqu’en 1980, la firme s’est spécialisée dans la production d’horloges de cheminée et de cocher. En 1997, elle est déménagée au 32 Bury Street où elle se trouve toujours.

(JOSEPH) GALLIMORE (Salford,?)

GENT & CO. LTD

Jean Thomas Gent (c.1840- ?) a fondé une compagnie d’ingénierie électrique à Leicester en 1872. Il y a fabriqué des systèmes de lumières et de cloches électriques compatibles avec le couple d’horloges maîtres-réceptrices. Il a développé un système appelé « Pull-syn-etic », et une technologie appelée « waiting train » en usage sur de nombreuses horloges « Turret ».

GILLETT, William (? – ?) -> GILLETT & BLAND (Croydon, Surrey, 1844-1877) -> GILLETT & JOHNSON LTD (1877-1950) -> GILLETT & JOHNSON LTD, DIV. OF PORTLAND GROUP (1950-1965)

William Gillett ouvre une boutique d’horloger à Londres où le rejoint Charles Bland pour former Gillett & Bland. Ils fabriquent des horloges pour les tours. En 1877, un autre partenaire s’ajoute et la compagnie devient Gillett & Johnston. Avec l’expansion, celle-ci se met à fabriquer aussi les cloches et à fournir des carillons entiers.

GRIMSHAW, BAXTER AND J. ELLIOTT LTD

(JOHN) GREENWOOD & SONS

La compagnie John Greenwood & Sons, manufacturier, grossiste et importateur d’horloges a été fondée en 1839 par John Greenwood. Elle était située sur St John’s Square. Elle aurait été la première entreprise anglaise à importer des horloges des États-Unis en 1842 : 5000 caisses contenant chacune neuf horloges provenant de la manufacture de Chauncey Jerome, sans doute le premier exportateur d’horloges vers la Grande-Bretagne. John Fisher, un membre du Conseil de The British Horological Institute, actionnaire, secrétaire et directeur général en 1885 de The British United Clock Company (BUCC), y a travaillé. À la mort de Greenwood, c’est un Fisher qui lui a succédé et la compagnie est devenue propriété de la famille Fisher. En 1875, la compagnie a aménagé dans un nouvel immeuble sur Farringdon Road à Londres qui était à l’époque le centre des affaires et industries de toutes sortes : génie, médecine, science et techniques, chimie et métaux, bijouterie, etc. Malheureusement, un feu a gravement endommagé la manufacture en 1895. Elle a dû se replier sur Clerkenwell Close jusqu’à sa fermeture en 1901. À compter de 1884-1885, John Greenwood & Sons a annoncé et vendu des horloges fabriquées par BUCC dont la Victor. La compagnie a fermé ses portes en 1901.

(JOHN) HARDWOOD, 1893-1964 (Bolton, Lancashire) WIKI

(GEORGE) HANSEN

Fin 18e s.

HOWELL & JAMES & CO. (London, 1819-1838) -> HOWELL JAMES & CO. (London, 1838-1884) -> HOWELL & JAMES LTD (London, 1884-1911)

(A.) JOHANNSEN AND COMPANY

London (1856-1937) : fondée par le Danois Asmus Johannsen, cette compagnie a fabriqué et vendu dans les années 1870 des chronomètres pour la U. S. Navy ainsi que pour les marines d’Angleterre, d’Italie, du Portugal, de l’Espagne, et le gouvernement de l’Inde. En 1862, un cousin de Johannsen, C. C. Lorenson est entré dans la compagnie pour en devenir partenaire plus tard. Ce dernier a pris la relève à la mort de Johannsen en 1920 jusqu’à sa propre mort en 1935. Puis L. H. C. Lorensen a dirigé la compagnie jusqu’à sa fermeture en 1937.

(J. B.) JOYCE and Co. (1690-1965)

William Joyce (17e s.) a fondé avec son frère à Shropshire en 1690, une compagnie, la J. B. Joyce & Co., qui se dispute avec la Twaites & Read Co., le titre du plus vieux manufacturier d’horloges au monde. Elle fabriquait des « Turret Clocks » de très grande qualité. Elle a été vendue en 1965 à John Smith and Sons. Elle a fermé ses portes en 2012.

(SAMUEL) KEER BARKER

Framlingham, UK, 1823-1864

(CHARLES) KLEYSER AND CO.

London (1849-1864)

KNIBB, Joseph (1640-1711)

Il a fait son apprentissage chez son cousin Samuel Knibb à Newport Pagnell dans le Buckinghamshire. Il s’est installé à Oxford en 1662 où il a ouvert un atelier. Il y a expérimenté des échappements séparés appliqués à deux pendules différents. À la mort de son cousin, il a déménagé à Londres en 1670. Il a obtenu la liberté de pratiquer comme horloger de la Clockmaker’s Company de Londres. Il a fabriqué toutes sortes d’horloges. Il aurait été le premier à utiliser l’échappement tic-tac.

LIBERTY of LONDON

London, UK, 1874-….

(R. B.) LOWNE -> LOWNE ELECTRIC CLOCK CO.

Robert Mann Lowne (1840-1924) met au point un dispositif pour rendre les montres réfractaires à la poussière. Il s’intéresse aux horloges électriques mères, et il met sur pied une compagnie, Lowne Electric Clock Co., pour en fabriquer. Il a enregistré au cours de sa vie 24 brevets.

(W. C.) MANN LTD -> ALEX MANN LTD

Gloucester (1835-2004) – William Mann a été admis à la Worshipful Company of Clockmakers en 1831 à titre de Freeman (Horloger libre de pratiquer). En 1835, il reprend la boutique de son maître décédé. Son fils, horloger, bijoutier et orfèvre, William Charles, entre dans la compagnie en 1874 qui devient W.C. Mann Ltd de Gloucester, fabricant de chronomètres et de montres. C’est ce dernier qui fabriquera la plupart des montres et chronomètres qui portent le nom de Mann. La boutique changera d’emplacement à plusieurs reprises au cours des années. On la retrouve sous le nom de Alex Mann Ltd en 2004.

MAUD, Benjamin

Londres vers 1780

MAUD, Edward

Londres vers 1780

(THOMAS) MERCER & SON

Thomas Mercer (1822-1900) a fondé à Londres en 1858, une compagnie de fabrication de chronomètres marins et de chronomètres de poche, la Thomas Mercer & Son, qui est encore en opération aujourd’hui.

METAMEC

Dereham, Norfolk, 1941-1984 ; vendue à FKI en 1985.

(ALEXANDER) MITCHELL AND SON

Glasgow, Scotland (1764-1837)

NEWGATE CO.

Jim et Chloe Read ont fondé à Oswestry en 1991 une compagnie d’horlogerie.

NICOLE & CAPT (1839-1876) -> NICOLE, NIELSON & CO (1876-1910) -> NICOLE, NIELSON & CO LTD (1888-1917) -> NORTH & SONS LTD (1917-1934)

Charles Victor Adolphe Nicole et Jules Philippe Capt, horlogers nés en Suisse installés en Angleterre, ont créé sur Dean Street, dans le Soho Square, à Londres, la firme Nicole & Capt qui fabriquait et vendait des montres et des chronomètres. Adolphe Nicole a enregistré un brevet (no 10,348) en 1844 pour des montres à mouvement fonctionnant sans clef de remontage de même qu’un chronographe avec une aiguille des secondes pouvant être remise à zéro grâce à une came en forme de cœur. Le dispositif est encore utilisé de nos jours dans les chronographes mécaniques. Vers 1870, Sophus Emil Nielson est devenu partenaire de la compagnie qui s’est alors appelée en 1876, Nicole, Neilson & Co. Par la suite, dans les années 1880, la firme a été menée par Neilson et trois des enfants de Nicole. Le partenariat a été dissous en 1885 et en 1888, la compagnie est devenue Nicole, Neilson & Co Ltd avec deux nouveaux actionnaires majoritaires, Robert North et Harrison Mill Frodsham. Robert North en devint le directeur général en 1900. Quatre ans plus tard, voyant la croissance du monde de l’automobile, elle se diversifie, et se met à fabriquer dans son usine de Watford dans le Hertfordshire, des taximètres, des compteurs de vitesse, des magnetos et autres accessoires. La compagnie devient en 1917 North & Sons Ltd avec siège social Soho Square à Londres. À compter de 1922, elle se mettra aussi à fabriquer des horloges pour automobiles, jusqu’à sa fermeture en 1934.

(ROB) NORTH & SONS

Robert Benson North

PARKINSON & FRODSHAM (1801-1947)

Parkinson & Frodsham a été créée en 1801 par William James Frodsham (1778-1850) et William Parkinson (? – c.1842). Le commerce était situé sur Change Alley à Londres de 1801 à 1890, sur Queen Victoria Street en 1891 et 1892, sur Royal Exchange de 1893 à 1905 et sur Budge Row de 1906 à sa fermeture en 1947. Essentiellement, Parkinson & Frodsham fabriquait et vendait des chronomètres marins et des chronomètres de poche. Il fournissait l’Amirauté et plusieurs compagnies de transport. À la mort des fondateurs, les fils et petits-fils de Frodsham ont pris la relève jusqu’en 1912. La compagnie a été achetée par son contremaître, William Harris, qui l’a géré avec son fils Geoffry jusqu’à sa fermeture en 1947, les trois dernières années, à partir de la maison, car l’immeuble de Budge Row a été détruit par un bombardement en 1944.

PEARSON, PAGE & JEWSBURY

Birmingham, 20e s.

PERIVALE CLOCK MANUFACTURING CO. LTD

Perivale, Greenford, Middx, 1934-?

(WILLIAM) POTTS

Leeds, sold to John Smith and Sons in 1937

(JOHN) PRIOR

Nestfield,?

REID & AULD

Cette firme a vu le jour à Edinburgh, Ecosse en 1806 grâce au partenariat entre Thomas Reid et William Auld. Elle était reconnue pour construire, entre autres, des régulateurs astronomiques de grande qualité. Parmi celles-ci, il y en a trois dignes de mention. Smith (1921) en rapporte des descriptions détaillées dans son ouvrage sur les horlogers écossais : l’horloge de l’honorable Lord Gray du Kinfauns Castle Observatory, l’autre fabriquée pour le Royal Observatory de Calton Hill, Edinburgh, et une troisième au London Horological Institute. Reid & Auld fermera ses portes en 1823 au moment de la retraite de ses deux fondateurs. (Source : Smith, 1921)

REASON MANUFACTURING CO.

(E. A.) RICHARD & CO. LTD

RICHARD & CO. LTD

Succursale de la compagnie parisienne C. A. Richard & Co. fondée à Paris, France en 1851, installée sur Cannon Street à Londres de 1857 à 1903.

RICHARD & TUCKER NUNN LTD (RTN)

(JAMES) RITCHIE & SON

Edinburgh, 1809…

(A. B.) SAVORY & SONS

Cette firme du district de Cornhill à Londres a fabriqué des horloges squelettes de 1815 à 1855.

SHELTON, John (1717-1777)

John Shelton était l’assistant de George Graham. Il a construit au moins cinq horloges astronomiques destinées à des expériences sur la gravitation terrestre. Le Capitaine James Cook en a d’ailleurs transporté un avec lui lors de son expédition à Tahiti pour observer le transit de Vénus en 1769.

SILENT ELECTRIC CLOCK CO.

London, 1912-1915

SMEATON (London)

(JOHN) SMITH (1856) -> JOHN SMITH & SONS, MIDLAND CLOCK WORKS, DERBY LTD. -> SMITH OF DERBY (1985-…)

John Smith (1813-1886) fait son apprentissage d’horloger auprès de John Whitehurst IV (?-1855) en 1827. Il crée sa compagnie à Derby en 1856. Elle devient un peu plus tard John Smith and Sons, Midland Clock Works, Derby Ltd. En 1866, John Smith s’établit sur la Queen Street à Derby et il s’affiche comme John Smith, Watch & Clock Manufacturer. La firme y restera jusqu’en 1998 alors qu’elle déménage dans une manufacture plus grande sur Alfreton Road, Derby. À sa mort en 1886, ses deux fils, Frank (1852-1913) et John (1907-1983) prennent la relève. Ils ont entre autres construit l’horloge de la St Paul’s Cathedral en 1893. Frank meurt en 1913. Lorsque son fils Alan est assez vieux pour gérer le commerce, il prend la relève des employés qui avaient assuré intérim. Après Alan, c’est son fils Howard (1907-1983) qui assure la suite, puis Nicholas Smith (1935-…). Durant le 20e siècle, la compagnie fait des acquisitions :

  • En 1933 : WILLIAM POTTS & SONS, Leeds (1833-1933)
  • En 1967 : J. B. JOYCE & CO. TURRET CLOCK MANUFACTURERS, Whitchurch, 1690-1967
  • En 1982 : G. & F. COPE (1845-1982)
  • En 1985 : B & H (Derby)

En 1985, John Smith and Sons et toutes les compagnies acquises deviennent Smith of Derby. En 2012, Smith of Derby acquit James Ritchie & Son (1809-2012), fabricant de chronomètres, montres et horloges pour la maison et le chemin de fer et manufacturier d’horloges de tour.

SMITHS

1) SMITH, Samuel (?-1875) -> S. SMITH & SON LTD. (1899-1944) > S. SMITH & SON (MOTOR ACCESSORIES) LTD. (1914-1930) – ALL BRITISH ESCAPEMENTS CO. LTD (1928-1945)

En 1851, Samuel Smith (?-1875) a ouvert un atelier d’horlogerie à Londres, sur Newington Causeway, où il a construit des horloges, des montres et des instruments de précision comme des baromètres. Il connut un tel succès grâce à ses excellents services qu’il ouvrit une deuxième boutique en 1871. Son fils, également un Samuel, succéda à son père en 1875, au 85 Strand, à Londres. Samuel Jr était également si populaire, qu’il a ouvert trois autres magasins à Londres, sur 9 Strand, sur Trafalgar Square, sur 68 Picadilly. En 1899, l’entreprise est devenue S. Smith & Son Ltd. Le fils de Samuel, Allan Gordon, avait étudié pendant deux ans à l’école d’horlogerie de Berne en Suisse. En 1903, il est devenu le directeur de la boutique du 9 Strand. Il a commencé à diversifier le commerce dans le secteur en pleine croissance des instruments pour automobiles. Il a mis au point le célèbre odomètre Smith et le compteur de vitesse. En 1908, il vend 100 indicateurs de vitesse par semaine. En 1914, il a décidé de regrouper les instruments automobiles sous une autre société, la S. Smith & Son (Motor Accessories) Ltd, la première société continuant de poursuivre le commerce des montres, des horloges et des bijoux jusqu’à environ 1930 lorsque le bâtiment a apparemment été vendu à Bravington Jewellers de Londres. L’entreprise d’accessoires automobiles s’est grandement développée avec la construction d’une usine à Cricklewood, et l’acquisition en 1919 de Trier & Martin, un petit fabricant d’éclairage, puis en acquérant la majorité des actions de M. L. Magneto Syndicate Ltd. À la fin de 1927, Smiths acheta K.L.G. Sparking Plugs Ltd et 75% de Ed. Jaeger (London) Ltd (devenue la British Jaeger Instruments Ltd en 1931), fabricants d’horloges, d’indicateurs de vitesse et d’autres instruments pour l’automobile et l’aviation. Smiths et Jaeger produisaient près de 100 000 horloges de voiture chaque année. Mais ils importaient pour celles-ci les échappements sur plate-forme. Allan Gordon Smith décida donc en 1928 de créer une société de fabrication d’échappements sur plate-forme, la All British Escapements Co. Ltd (ABEC), avec les actionnaires minoritaires français et suisses de British Jaeger. La production a commencé en 1932. En 1930, Smith vendit à Joseph Lucas Ltd sa division Lighting, Starting and Ignition et M. L. Magneto Syndicate Ltd. Smith et Lucas acceptèrent de ne pas se faire concurrence dans leurs domaines d’intérêt respectifs.

2) SMITHS ENGLISH CLOCKS LTD, DIVISION OF S. SMITH & SONS (Motor Accessories) LTD (1931-1955) + SYNCHRONOUS ELECTRIC CLOCKS, DIV. OF SMITHS ENGLISH CLOCKS LTD (1932-1955)

En 1931, Smith a décidé de se lancer dans la manufacture d’horloges domestiques et a créé la Smiths English Clocks Ltd, Division of S. Smith & Sons (Motor Accessories) Ltd. Voyant l’émergence des horloges électriques, Smith a mis en marché dès 1931, les premières horloges synchrones électriques sous les marques de commerce Smith Electric (1931-1936), Smith Sectric (1937-1950), et Smiths Sectric (après 1950). Il a même créé une division, la Synchronous Electric Clocks Ltd en 1932. Il a aussi acheté cette année-là les restes de la English Clock and Watch Manufacturers Ltd de Coventry, faisant ainsi l’acquisition de deux marques de commerce qui lui seront bien utiles, Astral et Empire. En 1934, Smiths a acquis Enfield Clock Co. qui a poursuivi ses activités sous son nom et celui de Smiths-Enfield jusqu’en 1953. Smiths a ajouté plusieurs produits à son catalogue en raison de la demande d’effort de guerre, C’est ainsi que Smiths a mis au point des instruments et des horloges pour le monde de l’aviation et de la marine.

3) S. SMITH & SONS LTD -> S. SMITH & SONS (ENGLAND) LTD: SMITHS MOTOR ACCESSORIES LTD, SMITHS INDUSTRIAL INSTRUMENTS LTD, SMITHS AIRCRAFT INSTRUMENTS LTD, SMITHS ENGLISH CLOCKS LTD

À la fin de la guerre, Smith, qui semblait avoir un penchant pour les réorganisations, renomme la compagnie principale S. Smith & Sons Ltd en Smith & Sons (England) Ltd sous laquelle sont regroupées quatre divisions : Smiths Motor Accessories Ltd, Smiths Industrial Instruments Ltd, Smith Aircrafts Instruments Ltd, and Smiths English Clocks Ltd. Sous la Smiths English Clocks Ltd, se trouvent plusieurs compagnies créées ou acquises par Smith : All British Escapements Co Ltd, Enfield Clock Co. (London) Ltd, English Clock Systems Ltd, British Precision Springs Ltd, J.E.V. Winterbourne Ltd, Pullars Instruments Ltd, United Kingdom Clock Co. Ltd, Clock Components Ltd, and the associated Anglo-Celtic Watch Co. Ltd.

4) SMITHS ENGLISH CLOCKS LTD -> SMITHS CLOCKS AND WATCHES LTD (1955-1966) -> SMITHS INDUSTRIES LTD (1966-1977) -> SMITHS INDUSTRIES CLOCKS CO. (1977-1979) + SMITHS INDUSTRIES WATCH CO. (1977-1979) -> SMITH ENGLISH CLOCKS, DIV. OF SMITHS GROUP (2000…)

Au milieu des années 1950, Smith, décida de changer le nom de la Smith English Clocks Ltd pour la Smith Clocks and Watches Ltd. En 1956, Smiths met en marché une horloge à balancier flottant sous licence de son inventeur, l’Allemand Hettich.

(WALTER) STRAUSS, LTD.

SYNCHRONOME SYNDICATE COMPANY OF LONDON -> SYNCHRONOME COMPANY -> SYNCHRONOME COMPANY LTD

Frank Hope-Jone a fondé en 1897 avec George Bennett Bowell la Synchronome Syndicate Company Ltd of London. L’intention était de fabriquer des horloges synchronisées grâce à l’invention de la Synchronome Switch par Hope-Jones. Malheureusement, un projet d’inscription à la London Stock Exchange en 1899 échouera, ce qui entraînera le départ de Bowell. Hope-Jones prendra la suite sous le nom de Synchronome Company, qu’il incorporera en 1912, année de l’arrivée de William Hamilton Shortt comme directeur et actionnaire. C’est lui qui finalement réussira après quelques échecs à perfectionner l’horloge de Hope-Jones et à la rendre presque aussi précise qu’une horloge atomique ou au quartz. On l’appellera la Shortt-Synchronome.

TOMPION, Thomas (1639-1713)

(D. E.) TRAVERS

London,??

(AYNSWORTH) TWAITES -> AYNSWORTH AND JOHN TWAITES -> JOHN TWAITES -> THWAITES & REED CLOCKMAKERS, LTD.

Ce serait la plus vieille compagnie d’horloges au monde. On a trouvé des dessins d’horloges Twaites qui datent de 1610. La compagnie elle-même a été fondée à Clerkenwell, East Sussex, en 1735 par Aynsworth Twaites et s’est établie à Londres en 1740. John Twaites a succédé à Aynsworth de 1780 à 1816. En 1816, John s’associe à George Jeremiah Reed et c’est là qu’elle prend le nom de Twaites and Reed. John continue de la gérer jusqu’en 1842. En 1856, la veuve de Reed vend la compagnie à la famille Buggins qui en a gardé le contrôle sous quatre générations jusqu’en 1945. Par la suite, c’est un horologiste de talent qui en assume la propriété, Simon Mackay (Lord Tanlaw) alors que Geoffrey Buggins continue d’en assurer la gestion quotidienne durant son transfert à la National Enterprise Board qui après une réorganisation ratée au début des années 1970, l’a vendue en 1978 à la F. W. Elliott, Ltd qui en conservera le nom tout en l’intégrant. Elle déménagera cependant à Hastings pour la fabrication sur mesure d’horloges domestiques de grande qualité, tout en continuant à fabriquer des petites horloges à Clerkenwell. F. W Elliott et Twaites & Reed sont vendues à la famille Lee en 1991 qui poursuit la fabrication d’horloges de tour aussi bien que d’horloges domestiques.

(THOMAS) WAGSTAFFE (London, 1756-1793)

(ROBERT) WARD

London, 18e s.

(CHAS) WALLARD (1895-1927) -> (CHAS) WALLARD AND SON (1927-1970)

Charles Wallard ouvre une bijouterie en 1895 à Southend-on-Sea. Le fils de Charles, Frederick John devient partenaire en 1921, mais le nom ne devient Chas. Waller and Son qu’en 1927. La firme fermera ses portes au début des années 1970.

WESTCLOX SCOTLAND

Cette succursale européenne de la Westclox américaine produira plus de 50 millions d’horloges à Dumbarton, Écosse, de 1948 à 1988, exportées dans plus de 110 pays à travers le monde.

(H.) WILLIAMSON LTD (1871-1920) -> GRIMSHAW AND BAXTER (1920-1930) -> ENGLISH CLOCK AND WATCH MANUFACTURERS (1930-1932) -> SMITHS ENGLISH CLOCK (1932-1955)

Grossiste et détaillant fondé par Henry Williamson en 1871, il acquiert en 1895 la Charles Hutton Errington de Coventry en 1895, ce qui reste de la English Watch Company, et la marque suisse Buren de Suter & Co en 1899. Williamson fabriquait surtout des montres de poche et quelques montre-bracelets. La compagnie a fourni des montres de poche luminescentes de qualité militaire au gouvernement anglais au début de la Première Guerre Mondiale et des montres dites de pont à la Royal Navy. Le 29 janvier 1924, la marque Buren a été enregistrée auprès de la U. S. Trademark and Patent Office. Astral et Empire, étaient aussi des marques de commerce utilisées par la compagnie en 1928.

JOSEPH WINDMILLS (c. 1640-1724)

Éminent horloger de Londres, en 1699, il sera élu le plus jeune Gardien de la Clockmaker’s Company et il a en a été le Maître en 1702. Il a fabriqué plusieurs horloges lanternes, des « brackets », des horloges de parquet et des montres de poche. Son fils Thomas sera son apprenti et il sera lui aussi Maître de la Clockmaker’s Company en 1718. N’ayant aucun survivant, la compagnie de son père qui la lui avait transmise sera fermée à sa mort en 1737.

(A.) WIXLEY & SONS

Boutique d’horlogerie à Southend, Angleterre de 1908-1910.

(ALFRED) WOOD AND SON – Ilford (1899-1902) -> ALFRED WOOD (1902-1908)

WORSHIPFUL COMPANY OF CLOCKMAKERS

Créé le 22 août 1631 pour contrôler la qualité des horlogers et la fabrication de montres et horloges à Londres. Il l’a fait jusqu’au 19e lorsque sa mission est devenue plus éducative et promotionnelle. Il a ouvert un musée et une bibliothèque en 1813. Pour plus de détails, consultez le site de la Société.

(THOMAS) YOAKLEY

(MICHAEL) ZAHRINGER AND CO. -> AUGUSTINE ZAHRINGER AND CO.

Fabrique de montres et horloges à Birmingham de 1860 à 1878.


Sources: Baillie, 2013 ; Granville, 2015 ; Loomes, 2006 ; Kochmann 2007 ; Smith, A. 1996 ; British Museum ; Some Account of the Worshipful Company of Clockmakers of the City of London et Wikipedia.

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